Cette estimation ne peut être considérée que comme une valeur indicative fournissant un ordre de grandeur de votre exposition en France métropolitaine, compte tenu des données qui ont été renseignées. Elle ne couvre pas l’exposition aux rayonnements ionisants dans un cadre professionnel.
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Détails sur les différentes sources de rayonnements ionisants
L'exposition aux rayonnements ionisants provient de sources naturelles (radon, rayonnements cosmiques et telluriques, alimentation) et de sources artificielles (examens médicaux principalement). La variabilité entre individus est importante et dépend de nombreux facteurs géographiques, environnementaux et comportementaux.
Le radon est un gaz radioactif d’origine naturelle, issu de la désintégration des radionucléides des chaînes de l’uranium et du thorium présents dans la croûte terrestre. Il émane du sol et, dans une moindre mesure, des matériaux de construction et de l’eau, puis se disperse dans l’air que l’on respire. La concentration en radon dans l’air varie principalement selon la teneur en uranium du sous-sol et est plus importante au-dessus des sous-sols granitiques et de certains sous-sols volcaniques. Son accumulation dans les bâtiments dépend de leur typologie et de facteurs comportementaux.
La fréquence d’aération du logement influence l’exposition au radon.
La croûte terrestre contient des radionucléides présents depuis la formation de la Terre, principalement l’uranium et le thorium qui, en se désintégrant, donnent naissance à d’autres radionucléides naturels, ainsi que le potassium-40. Les rayonnements gamma émis par ces radionucléides sont à l’origine d’une exposition externe qui dépend du lieu où se trouvent les personnes, l’intensité de ce « rayonnement tellurique » étant fonction de la teneur en radionucléides dans les sols et roches sous-jacentes et donc de la géologie.
Le temps passé à l’intérieur des bâtiments et les matériaux de construction utilisés font varier cette exposition.
La Terre est bombardée en continu par des rayonnements cosmiques d’origine galactique et extragalactique qui parcourent l’espace dans toutes les directions. L’intensité du flux de particules décroit avec l’épaisseur d’air traversé.
Les personnes qui voyagent fréquemment en avion et les habitants de communes situées en altitude sont davantage concernés par l’exposition aux rayonnements cosmiques.
Les denrées alimentaires, feuilles de tabac et eaux de boisson contiennent naturellement des radionucléides, qui trouvent principalement leur origine dans les roches et les sols. Cette source d’exposition est plus importante pour un consommateur fréquent de fruits de mer (coquillages et crustacés) ainsi que pour les fumeurs.
L’alimentation contribue naturellement à notre exposition quotidienne.
C’est la première source d’exposition artificielle. Elle dépend du type d’examen (radiographie ou scanner), de la zone du corps à ausculter et du nombre d’actes réalisés dans l’année.
Pour une même personne, l’exposition médicale peut être très différente d’une année à l’autre.
Cette exposition est principalement liée aux retombées des anciens essais atmosphériques d’armes nucléaires et de l’accident de Tchernobyl. Les centrales et les installations nucléaires ont un impact très faible sur l’exposition de la population.
La dose estimée se situe entre 0,0001 mSv/an et 0,01 mSv/an à proximité des installations nucléaires.
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Cette valeur de référence permet de situer votre exposition personnelle par rapport à la
population générale.
Les variations autour de cette moyenne sont normales et dépendent de nombreux facteurs
géographiques, environnementaux et comportementaux.